Liste & thèmes des lettres de liaison

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Samedi, 1er août 2026 : 1er samedi du mois

N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.

 Mystère à méditer

 1er mystère glorieux : La Résurrection
 Méditations de Cap Fatima : cliquer ICI ; de Salve Corda : cliquer ICI

 Blasphèmes à réparer

 Les blasphèmes contre l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 189 (31 juillet 2026)

Chers amis,

Cette lettre de liaison est envoyée avec beaucoup de retard, car un gros problème est récemment apparu sur le site de Cap Fatima qui permet notamment l’envoi de cette lettre aux abonnés.

Le site de Cap Fatima attaqué

En effet, au moment de commencer la rédaction de la lettre, il a été constaté que le site de Cap Fatima avait été piraté et presque complètement détruit. L’analyse du déroulement de cette attaque apporte d’utiles enseignements sur le combat mené par certains contre Notre-Dame ou Fatima. Voici pour commencer un petit historique de ce qui s’est passé.

  • Début juin : Comme chaque mois, la lettre de liaison du mois de juin est envoyée à tous les abonnés. Concernant le site, la situation est alors parfaitement normale.
  • Vers la mi-juin : Une nouvelle personne s’inscrit à la lettre de liaison avec une adresse qui par la suite s’est avérée être fausse. De cette façon, elle arrive à pénétrer sur le site et modifie quelques modules, rendant ainsi impossible l’accès au site.
  • Fin juin : Au moment de commencer la rédaction de la lettre de liaison du mois de juillet, la panne est découverte. Heureusement, la partie gestion du site (le backend en jargon technique) étant restée accessible, après quelques heures de travail, le site peut être réparé.
  • 1er juillet : Lors de la remise en service du site, diverses vérifications sont effectuées et montrent que, suite à une erreur de programmation du webmestre, aucune sauvegarde du site n’a été faite depuis presque deux ans. Parallèlement, une vérification est faite sur le site de la Confrérie de Saint Joseph, site ayant pour but de récolter des offrandes de messes pour les âmes du purgatoire, messes qui sont ensuite confiées à des prêtres manquant de messes à dire. Il est constaté également qu’aucune sauvegarde n’avait été faite depuis une refonte du site deux ans plus tôt. Une sauvegarde soignée des deux sites est immédiatement réalisée.
  • 2 juillet après-midi : La lettre de liaison du mois de juillet est envoyée sans difficulté.
  • 4 juillet 5h du matin : Probablement parce qu’il a constaté que le site fonctionnait à nouveau, le pirate lance une nouvelle attaque plus virulente. Il attaque non seulement le site de Cap Fatima, mais également le site de la Confrérie de Saint Joseph, avec comme conséquence pour ce dernier le blocage du règlement des offrandes de messe.
  • 16 juillet dans la matinée : attaque très virulente contre les deux sites avec pour conséquence une destruction de tous les modules importants, rendant les deux sites totalement inutilisables.
  • 24 juillet, au moment de commencer la rédaction de la lettre de liaison du mois d’août, le nouveau piratage est découvert. Très vite, des dégâts considérables sont constatés.
  • Du 27 au 29 juillet : Grâce aux deux sauvegardes faites providentiellement le 1er juillet, après trois grosses journées de travail avec un bon webmestre, les deux sites peuvent être complètement reconstruits, puis remis en service. Et, tout en remerciant les anges gardiens d'avoir inspiré au gestionnaire du site de faire des sauvegardes juste avant la deuxième attaque, des sauvegardes régulières des nouveaux sites sont mises en place.

Voilà la raison pour laquelle cette lettre de liaison est envoyée aussi tardivement, les trois journées de travail nécessaires ayant absorbé bien plus que le temps consacré chaque mois à la rédaction de la lettre, sa mise en ligne, puis son envoi.

L’enseignement à tirer de cette affaire est que les anges gardiens ont visiblement inspiré au gestionnaire du site de faire les sauvegardes nécessaires juste à temps : sans elles, la remise en service des deux sites aurait été impossible. Deux jours après, il était trop tard. Et la première attaque de mi-juin a servi d’alerte, ce qui a permis de découvrir l’absence totale de sauvegarde avant qu’il ne soit trop tard.

Après ce détour sur les activités temporelles, revenons au message de Fatima. Mais il était utile d'en passer par là, car, comme le dit si remarquablement Charles Péguy dans Ève :

Car le surnaturel est lui-même charnel
Et l'arbre de la grâce est raciné profond
Et plonge dans le sol et cherche jusqu'au fond
Et l'arbre de la race est lui-même éternel.

Et l'éternité même est dans le temporel
Et l'arbre de la grâce est raciné profond
Et plonge dans le sol et touche jusqu'au fond
Et le temps est lui-même un temps intemporel.

Et l'arbre de la grâce et l'arbre de nature
Ont lié leurs deux troncs de nœuds si solennels,
Ils ont tant confondu leurs destins fraternels
Que c'est la même essence et la même stature.

Le temporel ne doit cependant pas mobiliser toutes nos énergies. « Autant que, pas plus que, pas moins que » dirait saint Ignace de Loyola (Voir Principe et fondement au n° 23 de ses Exercices spirituels). Revenons donc à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Le bouquet de Notre-Dame

L’oraison de dimanche dernier, 9e dimanche après la Pentecôte, dit : « Seigneur, prêtez une oreille compatissante aux prières de ceux qui vous implorent, et pour leur accorder ce qu’ils désirent, faites-leur demander ce qui peut Vous plaire. » L’Église nous enjoint donc de demander à Dieu de connaître et faire ce qui peut Lui plaire. Alors que demander qui plaise à Dieu ? Le mieux est d’écouter ce que Jésus Lui-même nous enseigne. Dans le Notre Père, seule prière qu’Il nous a apprise, Il nous présente sept demandes à faire. Voilà sûrement des demandes qui plaisent à Dieu.

Les demandes exprimées par sa Mère sont aussi des demandes qui plairont sûrement à Dieu. Nous avons déjà plusieurs fois présenté et expliqué ces demandes, ainsi que les fruits qui y sont attachés. Ce qui frappe dans ces demandes, c’est leur petit nombre eu égard aux fruits promis, leur simplicité et leur caractère traditionnel.
En effet, hormis les demandes directement adressées au Saint-Père et aux évêques du monde entier, pour les simples fidèles, il y a trois demandes formelles et deux demandes informelles ou implicites :

Demandes formelles :
- Prière et sacrifices pour la conversion des pécheurs et la paix dans notre pays,
- Chapelet quotidien pour obtenir la paix dans le monde et résoudre toutes les difficultés de la vie,
- Communion réparatrice des premiers samedis du mois pour réparer les offenses envers Notre-Dame et assurer notre salut.

Demandes implicites :
- Consécration personnelle au Cœur Immaculé de Marie,
- Port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel.

Personne ne peut nier que ces cinq demandes sont d’une part en nombre très raisonnable, d’autre part simples à exécuter, même si elles peuvent exiger de nous volonté et persévérance. Outre leur petit nombre et leur simplicité, ces demandes de Notre-Dame sont toutes parfaitement traditionnelles et les pratiques qu’elles réclament sont des pratiques établies dans l’Église bien avant les apparitions de Fatima.

Faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs est une pratique qui remonte aux temps apostoliques. Par exemple, dans l’épilogue de l’Épître de saint Jacques (V, 19-20), l’apôtre nous dit : « Celui qui ramène un pécheur de la voie où il s’égarait sauvera son âme de la mort et fera disparaître une multitude de péchés. »

En 1214, Notre-Dame apparut à saint Dominique pour lui demander de répandre la récitation du rosaire, lui promettant de nombreuses grâces par ce moyen.

Le 16 juillet 1251, Notre-Dame apparut à saint Simon Stock et lui remit un scapulaire en disant : « Celui qui mourra revêtu de cet habit sera préservé des flammes éternelles. » (Voir la page Histoire du scapulaire)

La première demande explicite du Ciel d’une consécration au Cœur Immaculé de Marie date du 3 décembre 1836 quand l’abbé Desgenettes, curé de la paroisse Notre-Dame des Victoires, entendit une voix intérieure lui demander de consacrer sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie. (voir lettre de liaison n° 18)

Enfin, la communion des premiers samedis du mois a été approuvée plusieurs fois par l’Église avant Fatima.En 1836, l’évêque de Paris, Mgr de Quélen, autorisa l’abbé Desgenettes à fonder une association du Saint et Immaculé Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs, laquelle demande à ses membres de communier le premier samedi du mois (voir lettre de liaison n° 18).
En 1889, Léon XIII accorda une indulgence plénière aux membres des confréries du Rosaire qui avaient pour habitude de consacrer quinze samedis consécutifs à la Reine du très saint Rosaire en recevant les sacrements (messe et confession) et en pratiquant de pieux exercices en l’honneur des quinze mystères du Rosaire. En 1892, il permit à ceux qui seraient légitimement empêchés le samedi, de faire ce pieux exercice le dimanche.
Le 1er juillet 1905, saint Pie X accorda une indulgence plénière aux douze premiers samedis faits en l’honneur de l’Immaculée Conception. Puis le 13 juin 1912, il approuva officiellement la pratique des premiers samedis du mois et accorda une indulgence plénière applicable aux âmes du purgatoire à tous ceux qui accompliraient des exercices de dévotion en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie, en réparation des blasphèmes dont son nom et ses prérogatives sont l’objet.

Ainsi, à Fatima, Notre-Dame a-t-elle simplement choisi quelques pratiques chères à son cœur. Ces cinq pratiques sont un véritable bouquet de fleurs offert à la Sainte Vierge, fleurs que Notre-Dame à elle-même choisies dans le champ si riche des dévotions que l’Église offre depuis des siècles à la piété populaire. Ces demandes de la Mère de Dieu plaisent sûrement à son Fils. Alors offrons avec ferveur ce bouquet à Notre-Dame. Et s’agissant d’un bouquet, nous devons l’offrir dans son entier. Ne négligeons donc aucune de ces pratiques: elles forment un ensemble harmonieux qu’il nous faut ne pas amputer si nous voulons sincèrement obéir à Notre-Dame et lui faire plaisir. Ainsi, non seulement nous accomplirons une volonté de Dieu, mais nous assurerons notre salut, nous convertirons des pécheurs et nous attirerons la paix sur notre patrie.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

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